Faire un forage représente un investissement important. Selon la profondeur recherchée, la nature du terrain, le diamètre du forage, le tubage et les difficultés rencontrées pendant les travaux, son coût peut rapidement devenir conséquent.
Il est donc naturel de chercher à répondre à une question avant de faire venir la foreuse :
COMMENT SAVOIR S’IL Y A DE L’EAU SOUS MON TERRAIN AVANT DE FORER ?
Il existe aujourd’hui plusieurs façons de rechercher de l’eau souterraine. Certaines méthodes sont très anciennes, d’autres reposent sur l’étude de la géologie, sur des mesures géophysiques ou sur l’utilisation d’appareils électroniques.
On trouve également de plus en plus d’offres de détection d’eau souterraine par satellite, parfois accompagnées de cartes très spectaculaires et de promesses de profondeur ou de débit.
Toutes ces méthodes ne fournissent pas le même type d’information et n’ont pas les mêmes limites.
Il faut surtout comprendre une chose essentielle :
Aucune méthode utilisée seule ne permet de garantir à 100 % qu’un forage trouvera de l’eau, ni d’annoncer avec certitude son débit futur.
L’objectif d’une bonne recherche d’eau souterraine avant forage est donc de réduire au maximum l’incertitude en croisant plusieurs informations avant d’engager les travaux.
Meilleur sourcier au Maroc : comment choisir avant un forage ?
1. OBSERVER LE TERRAIN ET LES INDICES NATURELS
Bien avant l’apparition des appareils électroniques et de la géophysique moderne, la recherche d’eau commençait par l’observation du terrain.
Le relief, les vallées, les talwegs, les cours d’eau temporaires ou permanents, les sources, les affleurements rocheux, la nature des sols et certaines particularités de la végétation peuvent fournir des indications sur le fonctionnement hydrologique d’un secteur.
La topographie est également importante.
L’eau qui s’infiltre dans le sol ne se déplace pas au hasard. Sa circulation dépend notamment de la nature des formations géologiques, de leur perméabilité, de leur fracturation et du relief.
Ces observations peuvent donc fournir de premiers indices hydrogéologiques.
Mais un indice de surface ne permet pas à lui seul de déterminer précisément ce qui se passe à 100, 150, 200 ou 300 mètres de profondeur.
L’observation du terrain constitue donc une première étape, mais rarement une méthode suffisante pour déterminer seule un point de forage.
2. ÉTUDIER LES PUITS ET FORAGES VOISINS
Les puits et forages déjà réalisés dans une région constituent une source d’information particulièrement intéressante.
Lorsque les données sont disponibles, on peut notamment chercher à connaître :
- la profondeur totale des ouvrages ;
- la profondeur à laquelle l’eau a été rencontrée ;
- le niveau d’eau ;
- le débit obtenu ;
- la nature des terrains traversés ;
- la présence éventuelle de sable ou d’argile ;
- la qualité de l’eau ;
- sa minéralisation ou sa salinité ;
- l’évolution du niveau au cours des années.
Ces informations permettent de mieux comprendre le contexte local.
Mais elles doivent être interprétées avec prudence.
Un propriétaire nous dit régulièrement :
« Mon voisin a trouvé beaucoup d’eau à 120 mètres. Je dois donc avoir de l’eau à 120 mètres également. »
Ce n’est pas nécessairement le cas.
En terrain fracturé, deux forages relativement proches peuvent produire des résultats très différents.
Le premier peut recouper correctement une fracture ouverte et alimentée, tandis que le second peut passer à côté de cette structure ou la rencontrer dans des conditions moins favorables.
Un même terrain peut également comporter plusieurs fractures à différentes profondeurs.
Les forages voisins constituent donc une information précieuse pour une étude hydrogéologique, mais jamais une garantie.
3. UTILISER LES CARTES GÉOLOGIQUES ET HYDROGÉOLOGIQUES
Les cartes géologiques permettent de mieux comprendre la nature et l’organisation des formations présentes dans une région.
Les cartes hydrogéologiques apportent quant à elles des informations sur les grands aquifères, les nappes connues et le fonctionnement général des eaux souterraines.
Elles constituent donc une excellente base pour préparer une recherche d’eau souterraine au Maroc.
Mais une carte régionale ne peut pas être utilisée comme un plan de forage à l’échelle d’une propriété.
Comme nous l’avons expliqué dans notre article consacré à la carte des nappes phréatiques au Maroc par commune, une partie des documents disponibles publiquement repose sur des données anciennes.
Ces cartes peuvent rester très intéressantes pour comprendre la géologie ou l’organisation générale d’un aquifère, alors que le niveau réel de la ressource a pu évoluer.
Sécheresses successives, diminution de la recharge, augmentation des prélèvements agricoles et multiplication des forages peuvent avoir profondément modifié les niveaux observés plusieurs années auparavant.
Une carte permet donc de comprendre le contexte général.
Elle ne permet pas de dire à elle seule :
« Forez exactement ici. »
4. LE SOURCIER ET LA RADIESTHÉSIE
La recherche d’eau par un sourcier constitue probablement la méthode la plus connue du grand public.
Elle existe depuis très longtemps et reste encore utilisée au Maroc comme dans de nombreux autres pays.
Le sourcier utilise traditionnellement des baguettes, un pendule ou différentes techniques personnelles afin de rechercher ce qu’il interprète comme une circulation d’eau souterraine.
Certains propriétaires accordent une grande confiance à cette pratique, notamment lorsqu’ils ont déjà obtenu de bons résultats avec un sourcier expérimenté.
Il faut cependant distinguer cette approche d’une investigation géophysique instrumentale.
La radiesthésie ne fournit pas directement une coupe du sous-sol, une mesure de résistivité ou une caractérisation physique permettant d’identifier la géométrie d’une anomalie.
Elle ne permet donc pas, à elle seule, de caractériser scientifiquement la nature exacte du sous-sol.
Un sourcier peut éventuellement constituer une source d’information supplémentaire pour un propriétaire qui souhaite utiliser cette méthode, mais il est prudent de confronter le point proposé à d’autres investigations avant d’engager un forage coûteux.
5. LES DÉTECTEURS ÉLECTRONIQUES D’EAU SOUTERRAINE
Il existe aujourd’hui différents appareils commercialisés pour la détection d’eau souterraine.
Selon leur conception et leur technologie, ces équipements cherchent à mettre en évidence des anomalies, des directions ou des structures susceptibles de présenter un intérêt pour la recherche d’eau.
Ils peuvent être particulièrement utiles pour prospecter un terrain et comparer plusieurs zones.
Mais un appareil ne doit jamais être considéré comme une machine magique capable d’afficher automatiquement :
POINT + PROFONDEUR + DÉBIT = FORAGE RÉUSSI
Un appareil fournit une information qui doit être interprétée.
La qualité d’une prospection dépend donc non seulement de l’équipement utilisé, mais également de la manière dont il est employé, de l’expérience de l’opérateur, de sa connaissance du terrain et surtout de la vérification des résultats par d’autres méthodes.
C’est un point fondamental.
Deux personnes disposant du même appareil ne réaliseront pas nécessairement la même étude.
6. LA GÉOPHYSIQUE ÉLECTRIQUE ET LA RÉSISTIVITÉ
La géophysique constitue aujourd’hui un outil important dans de nombreuses recherches hydrogéologiques.
L’une des approches utilisées consiste à étudier les propriétés électriques du sous-sol.
Les différentes formations géologiques ne présentent pas toutes la même résistivité électrique.
Une roche compacte, une formation argileuse, un terrain fracturé ou une formation contenant de l’eau peuvent présenter des comportements électriques différents.
Les mesures réalisées permettent donc de rechercher des contrastes et des anomalies dans le sous-sol.
Ces anomalies peuvent contribuer à identifier :
- des changements de formations ;
- des zones fracturées ;
- des discontinuités géologiques ;
- différentes couches du sous-sol ;
- des secteurs susceptibles de présenter un intérêt hydrogéologique.
Mais il existe une erreur très fréquente :
UNE FAIBLE RÉSISTIVITÉ NE SIGNIFIE PAS AUTOMATIQUEMENT « EAU ».
L’argile est conductrice.
Une eau fortement minéralisée ou saline peut également provoquer une forte conductivité.
Certaines formations géologiques peuvent donc présenter une anomalie électrique sans correspondre à une réserve d’eau douce exploitable.
C’est précisément pour cette raison qu’une mesure géophysique doit être interprétée dans son contexte géologique et confrontée aux autres informations recueillies sur le terrain.
7. LES MÉTHODES ÉLECTROMAGNÉTIQUES
D’autres techniques de prospection utilisent les propriétés électromagnétiques du sous-sol.
Le principe général reste comparable dans sa logique : rechercher des variations physiques permettant de distinguer différentes structures ou formations.
Ces méthodes peuvent apporter des informations complémentaires sur certaines anomalies.
Mais là encore, l’appareil ne « voit » pas directement une rivière souterraine comme une caméra pourrait voir une canalisation.
Il mesure un phénomène physique.
C’est ensuite l’analyse et l’interprétation de cette mesure qui permettent d’évaluer si l’anomalie observée peut présenter un intérêt pour la recherche d’eau souterraine.
Cette distinction est essentielle pour comprendre ce qu’un appareil de détection peut réellement apporter.
8. LA TÉLÉDÉTECTION ET LES IMAGES SATELLITES
La télédétection satellitaire est une véritable technique utilisée dans les sciences de la Terre.
Les images satellites peuvent apporter des informations sur la topographie, l’occupation des sols, certains grands linéaments, les structures géologiques visibles à grande échelle ou l’évolution de différents paramètres environnementaux.
Dans une étude hydrogéologique, ces informations peuvent donc constituer une source complémentaire de données.
Mais il faut bien comprendre leurs limites.
Une image satellite ne permet pas à elle seule d’observer directement une veine d’eau située à 100, 200 ou 300 mètres de profondeur.
Elle ne permet pas non plus de déterminer avec certitude :
un point précis + une profondeur précise + un débit précis.
La télédétection peut contribuer à comprendre un contexte régional ou orienter certaines investigations.
Elle ne remplace pas la prospection réelle du terrain et les investigations réalisées sur place.
ATTENTION À LA « DÉTECTION D’EAU PAR SATELLITE »
Au Maroc, la détection d’eau souterraine par satellite est parfois présentée commercialement comme une technologie permettant de localiser à distance le meilleur point de forage sur une propriété.
Le propriétaire peut recevoir de belles images satellites, des cartes colorées, des représentations de supposées veines d’eau, des profondeurs annoncées et des exemples de forages réussis. L’ensemble donne facilement l’impression que la propriété a été étudiée avec une technologie extrêmement sophistiquée.
Mais la véritable question à poser est beaucoup plus simple :
QUI VA RÉELLEMENT PROSPECTER VOTRE TERRAIN ?
Dans certaines offres à très bas prix, une petite zone peut être présélectionnée à distance, puis l’intervention sur place se limiter à vérifier principalement ce secteur.
Sur plusieurs hectares, cette approche présente une faiblesse évidente : si l’ensemble de la propriété n’est pas suffisamment prospecté, comment savoir qu’une structure plus intéressante ne se trouve pas 100, 300 ou 500 mètres plus loin ?
Un terrain peut comporter plusieurs veines ou fractures, avec des orientations, des profondeurs et des potentiels très différents.
La meilleure zone n’est donc pas nécessairement celle qui a été présélectionnée sur une image.
LE SATELLITE PEUT ÊTRE UN OUTIL COMPLÉMENTAIRE. IL NE DOIT PAS DEVENIR UNE PROMESSE MAGIQUE.
Avant d’acheter une prestation présentée comme une « détection satellite », posez quelques questions :
Quelle partie de ma propriété sera réellement prospectée ? Qui viendra sur place ? Quels appareils seront utilisés ? Comment le point sera-t-il contrôlé ? Une analyse géophysique sera-t-elle réalisée ? Vais-je recevoir un rapport ?
Ces réponses sont souvent beaucoup plus importantes qu’une belle image satellite.
9. L’ÉTUDE HYDROGÉOLOGIQUE
L’hydrogéologie consiste à comprendre le fonctionnement de l’eau dans le sous-sol.
Contrairement à une idée fréquente, une étude hydrogéologique ne consiste donc pas simplement à venir sur une propriété avec une machine et à désigner un point.
Elle prend en considération différents éléments :
- la géologie ;
- la topographie ;
- les aquifères connus ;
- les formations traversées ;
- les fractures ;
- les ouvrages existants ;
- les informations provenant des forages voisins ;
- les conditions de recharge ;
- le fonctionnement hydrologique général du secteur.
Cette approche permet surtout de donner du sens aux mesures réalisées sur le terrain.
Une anomalie géophysique n’est intéressante que si son interprétation est cohérente avec le contexte étudié.
10. RECHERCHER LES VEINES, LES FRACTURES ET LEURS INTERSECTIONS
Dans de nombreux terrains, l’eau souterraine n’est pas nécessairement présente sous la forme d’une grande nappe uniforme.
Elle peut circuler préférentiellement dans des zones fracturées.
Un terrain peut alors comporter plusieurs structures, avec des orientations et des profondeurs différentes.
La prospection cherche à identifier ces différentes circulations potentielles et, lorsque cela est possible, leurs intersections.
Pourquoi les croisements peuvent-ils être intéressants ?
Parce qu’une intersection entre plusieurs structures fracturées peut, dans certaines configurations, favoriser la circulation ou le stockage de l’eau.
Mais il faut rester prudent.
UNE INTERSECTION DE FRACTURES NE GARANTIT PAS UN GROS DÉBIT.
Son potentiel dépend notamment de l’ouverture des fractures, de leur interconnexion, de leur alimentation et de la capacité de recharge du système.
L’objectif n’est donc pas simplement de trouver « une veine ».
Il est de rechercher la configuration la plus favorable parmi les différentes possibilités présentes sur la propriété.
11. LA COMBINAISON DE PLUSIEURS MÉTHODES
Nous arrivons ici au point le plus important.
Quelle est finalement la meilleure méthode pour détecter l’eau souterraine avant un forage ?
La réponse n’est pas nécessairement le nom d’une machine.
LA MEILLEURE APPROCHE CONSISTE À CROISER PLUSIEURS INFORMATIONS INDÉPENDANTES.
Une carte apporte le contexte régional.
La géologie explique la structure du terrain.
Les puits et forages voisins fournissent un historique.
La prospection permet de rechercher les différentes structures présentes sur la propriété.
Les détecteurs peuvent permettre d’identifier et de comparer certaines anomalies ou directions.
La géophysique permet d’étudier les variations du sous-sol et les profondeurs présentant un intérêt.
Et l’expérience de terrain permet d’interpréter l’ensemble.
Lorsque plusieurs méthodes différentes convergent vers la même zone, la décision de forage est mieux argumentée que lorsqu’elle repose sur un seul indice ou sur une seule machine.
12. QUELLE MÉTHODE UTILISE GROUPE ALLÔ EAU MAROC – ALLÔ EL MAE ?
C’est précisément pour cette raison que Groupe Allô Eau Maroc – Allô El Mae a choisi de ne pas baser ses études sur une seule technologie.
Notre méthode repose sur une vérification successive des résultats.
Première étape : comprendre le secteur
Avant de déterminer un point, nous examinons le contexte de la propriété, sa situation, la géologie du secteur et, lorsqu’elles sont disponibles, les informations concernant les ouvrages environnants.
Deuxième étape : prospecter la propriété
Nous réalisons ensuite une prospection du terrain afin de rechercher les différentes structures susceptibles de présenter un intérêt.
Nos équipements de prospection à grande portée sont utilisés pour rechercher et comparer différentes circulations ou anomalies sur la propriété.
Selon les équipements et les conditions d’utilisation, les portées de prospection annoncées par les fabricants peuvent atteindre des distances importantes.
Il ne faut toutefois jamais confondre portée de prospection et profondeur d’investigation : ce sont deux notions totalement différentes.
Troisième étape : rechercher plusieurs structures
Lorsqu’une première structure est détectée, notre travail ne s’arrête pas nécessairement à cet endroit.
Nous recherchons les autres structures présentes afin de pouvoir les comparer.
Lorsque plusieurs circulations sont identifiées, nous examinons notamment leurs orientations et leurs éventuels croisements.
L’objectif est de déterminer le secteur qui présente la configuration la plus intéressante, et non simplement le premier endroit où une anomalie apparaît.
Quatrième étape : contrôler les résultats avec plusieurs équipements
Nous utilisons notamment différents équipements de prospection tels que Fresh Result et River G3, dans le cadre de notre procédure de contrôle.
Le principe recherché est simple : ne pas dépendre du résultat d’un seul appareil.
Un point qui paraît intéressant avec une première méthode doit pouvoir être confronté à d’autres informations avant d’être retenu.
Cinquième étape : réaliser l’analyse géophysique
Une fois la zone la plus intéressante sélectionnée, nous réalisons une analyse géophysique électrique, notamment avec notre PQWT GT500 selon les besoins de l’étude.
Cette étape permet d’étudier les variations du sous-sol et de rechercher les anomalies et horizons fracturés pouvant présenter un intérêt.
Selon le terrain et l’objectif du projet, différents profils de profondeur peuvent être étudiés.
Nous pouvons alors rechercher plusieurs horizons et déterminer les profondeurs cibles à recouper lors du forage.
Sixième étape : croiser l’ensemble des résultats
La décision finale ne repose donc pas sur une information isolée.
Nous confrontons :
contexte hydrogéologique + prospection + différentes détections + recherche des structures + croisements éventuels + analyse géophysique.
Ce croisement constitue le cœur de notre méthode.
13. PEUT-ON CONNAÎTRE LA PROFONDEUR DE L’EAU AVANT DE FORER ?
Une étude géophysique permet d’identifier des horizons et profondeurs présentant un intérêt potentiel.
On peut donc recommander au foreur différentes zones à rechercher.
Par exemple, une étude peut mettre en évidence une première anomalie relativement superficielle et une seconde structure plus profonde présentant davantage d’intérêt.
Mais il faut employer les bons termes.
Avant le forage, nous parlons de profondeurs cibles.
C’est seulement lorsque la foreuse traverse réellement les formations que l’on peut observer précisément la nature du terrain et confirmer les structures rencontrées.
La géophysique permet donc de guider le forage.
Elle ne transforme pas le sous-sol en image parfaitement visible.
14. PEUT-ON ESTIMER LE DÉBIT AVANT DE FORER ?
Oui, un potentiel peut être estimé, mais un débit réel ne peut pas être garanti avant le forage.
Différents indices recueillis pendant l’étude peuvent permettre d’évaluer si un point semble présenter un potentiel faible, moyen ou plus important.
Dans certains cas, le croisement des informations permet également de proposer une estimation indicative.
Mais le débit réel dépend de nombreux paramètres :
- ouverture des fractures ;
- nombre de fractures réellement recoupées ;
- interconnexion ;
- alimentation ;
- recharge ;
- nature de l’aquifère ;
- qualité de réalisation du forage ;
- développement et nettoyage de l’ouvrage.
AUCUNE MACHINE NE MESURE LE DÉBIT FUTUR EXACT D’UN FORAGE QUI N’EXISTE PAS ENCORE.
Le débit réel est déterminé après réalisation du forage et, idéalement, vérifié par un essai de pompage adapté.
Une société sérieuse doit donc distinguer clairement estimation du potentiel et débit garanti.
15. POURQUOI FAUT-IL PROSPECTER SUFFISAMMENT LE TERRAIN ?
C’est particulièrement important lorsque la propriété couvre plusieurs hectares.
Imaginons un terrain de 10 hectares.
Une première anomalie est trouvée près de l’entrée.
Doit-on immédiatement décider de forer à cet endroit ?
Pas nécessairement.
Une deuxième structure, située 200 mètres plus loin, peut présenter une configuration différente.
Une troisième peut éventuellement croiser une autre fracture.
La comparaison de ces différentes zones peut conduire à retenir un autre point que celui identifié en premier.
C’est pourquoi la durée d’une intervention et la surface réellement étudiée ont leur importance.
UNE PROSPECTION DE QUELQUES MINUTES SUR UNE PETITE PARTIE D’UN GRAND TERRAIN NE PEUT PAS ÊTRE ÉQUIVALENTE À UNE RECHERCHE PLUS COMPLÈTE DE LA PROPRIÉTÉ.
Le prix d’une détection doit donc être comparé au contenu réel de la prestation.
16. LES ERREURS À ÉVITER AVANT DE FAIRE UN FORAGE
La première erreur consiste à choisir uniquement la prestation la moins chère.
Économiser quelques milliers de dirhams sur la recherche préalable peut perdre tout son intérêt si le forage réalisé ensuite représente un investissement beaucoup plus important.
La deuxième erreur consiste à croire qu’une machine peut tout déterminer seule.
La troisième est de considérer le forage du voisin comme une garantie.
La quatrième consiste à accepter sans recul une profondeur et un débit garantis avant même le forage.
La cinquième est de confondre une carte, une image satellite ou une anomalie électronique avec une preuve définitive de présence d’eau exploitable.
Enfin, sur une grande propriété, il faut toujours chercher à savoir quelle surface sera réellement prospectée.
17. COMMENT CHOISIR UNE SOCIÉTÉ DE DÉTECTION D’EAU SOUTERRAINE ?
Avant de choisir un prestataire pour une recherche d’eau avant forage, quelques questions simples permettent d’éviter de nombreuses déconvenues.
Demandez :
Qui viendra réellement sur mon terrain ?
Quelle partie de ma propriété sera prospectée ?
Quels appareils seront utilisés ?
Le point sera-t-il contrôlé par une autre méthode ?
Une analyse géophysique sera-t-elle réalisée ?
Les différentes profondeurs intéressantes seront-elles indiquées ?
Vais-je recevoir un rapport ?
Les limites de l’étude me seront-elles clairement expliquées ?
La société pourra-t-elle m’accompagner au moment du forage ?
Et surtout :
ME GARANTIT-ON UN RÉSULTAT IMPOSSIBLE À GARANTIR ?
Une société qui explique clairement les limites de ses méthodes inspire souvent davantage confiance qu’une entreprise promettant systématiquement de trouver beaucoup d’eau partout.
18. ALORS, QUELLE EST LA MEILLEURE FAÇON DE TROUVER DE L’EAU AVANT UN FORAGE ?
Il n’existe pas de machine universelle capable de supprimer toute incertitude.
La recherche d’eau souterraine consiste plutôt à accumuler des indices, les comparer, éliminer les zones les moins intéressantes et concentrer les investigations sur les secteurs les plus favorables.
C’est pourquoi nous privilégions une approche associant :
connaissance hydrogéologique + prospection du terrain + plusieurs contrôles + géophysique + interprétation.
Cette méthode ne permet pas de promettre l’impossible.
Elle permet en revanche de prendre une décision de forage beaucoup plus argumentée que le hasard ou qu’un point choisi à partir d’une seule information.
DÉTECTER L’EAU AVANT DE FORER : RÉDUIRE LE RISQUE AVANT D’INVESTIR
Un forage reste une exploration du sous-sol.
Aucune détection d’eau souterraine, qu’elle repose sur un sourcier, un appareil électronique, la géophysique, une carte ou une image satellite, ne peut transformer cette exploration en certitude absolue.
La véritable question n’est donc pas :
« Quelle machine garantit l’eau ? »
La bonne question est :
« QUELLE MÉTHODE PERMET DE RÉDUIRE AU MAXIMUM LE RISQUE AVANT D’INVESTIR DANS MON FORAGE ? »
C’est dans cette logique que Groupe Allô Eau Maroc – Allô El Mae réalise ses missions de recherche d’eau souterraine : prospection du terrain, recherche des structures favorables, vérification avec plusieurs équipements, analyse géophysique, détermination des profondeurs cibles, rapport technique et accompagnement lors du forage.
Notre objectif n’est pas de promettre de l’eau partout.
Notre objectif est de fournir au propriétaire le maximum d’informations disponibles avant qu’il décide d’investir dans son forage.
AVANT DE FORER, NE CHERCHEZ PAS UNE PROMESSE. CHERCHEZ UNE MÉTHODE.
GROUPE ALLÔ EAU MAROC – ALLÔ EL MAE
Bureau d’études spécialisé dans la recherche et la détection des eaux souterraines au Maroc
Recherche d’eau souterraine – Études hydrogéologiques – Investigations géophysiques – Détermination des points de forage – Inspection caméra 360° – Assistance au forage
Notre équipe
Karima Cabana – Géophysicienne
📞 06 44 24 63 65
Abdelmajid Cabana – Technicien terrain
📞 06 61 27 92 06
Pierre Cabana – Groupe Allô Eau Maroc
📞 06 60 10 75 57
Dr Mohamed Hlal – Ingénieur hydrologue
Sans numéro de téléphone public
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Last modified: août 16, 2026