Carte des nappes phréatiques au Maroc, profondeur de l’eau, données par région et commune : ce que les cartes permettent réellement de savoir en 2026 et pourquoi une étude hydrogéologique et géophysique du terrain reste indispensable avant un forage.

Principaux bassins hydrauliques du Maroc et leur répartition géographique.
Existe-t-il une carte des nappes phréatiques au Maroc par commune ?
C’est l’une des questions les plus fréquemment posées par les propriétaires de terrains, agriculteurs, investisseurs et porteurs de projets au Maroc : existe-t-il une carte permettant de savoir où se trouve l’eau souterraine dans ma commune et à quelle profondeur ?
La question est parfaitement légitime. Avant d’investir dans un forage qui peut représenter plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers de dirhams selon sa profondeur, son diamètre, son équipement et les difficultés du terrain, chacun aimerait pouvoir consulter une carte des nappes phréatiques au Maroc et savoir immédiatement si de l’eau est présente sous sa propriété.
Il existe effectivement au Maroc de nombreuses cartes hydrogéologiques, des études réalisées à l’échelle des bassins hydrauliques, des travaux universitaires, des cartes géologiques et différents documents décrivant les principales nappes souterraines du pays.
Ces documents sont utiles pour comprendre le contexte hydrogéologique général d’une région.
Mais il faut immédiatement apporter une précision importante :
Il n’existe pas, à notre connaissance, de carte publique nationale actualisée en 2026 permettant de connaître, parcelle par parcelle ou commune par commune, la profondeur exacte de l’eau, son débit et encore moins le meilleur emplacement où réaliser un forage.
Des cartes souvent anciennes qui doivent être interprétées avec prudence
Une grande partie des cartes disponibles publiquement repose sur des données anciennes. Cela ne signifie pas qu’elles soient inutiles.
Une ancienne carte hydrogéologique peut rester très intéressante pour comprendre la géologie d’une région, identifier les grands aquifères ou connaître l’organisation générale des ressources souterraines.
En revanche, elle ne doit pas être considérée comme une photographie actuelle du niveau de l’eau en 2026.
Pourquoi ?
Parce que la ressource en eau souterraine évolue.
Depuis l’établissement de certaines de ces cartes, le Maroc a connu plusieurs périodes de sécheresse, une augmentation importante des prélèvements, le développement de l’agriculture irriguée et la multiplication des forages dans certaines régions.
La recharge des nappes varie également fortement selon les années.
Une carte réalisée il y a quinze ou vingt ans peut donc toujours être pertinente pour comprendre le contexte géologique d’une région, tout en étant insuffisante pour répondre à une question beaucoup plus précise :
À quelle profondeur se trouve aujourd’hui l’eau sous mon terrain ?
Et plus encore :
Où dois-je précisément implanter mon forage ?
C’est toute la différence entre une information hydrogéologique régionale et une véritable recherche d’eau souterraine sur le terrain.
Qu’est-ce qu’une nappe phréatique ?
Une nappe phréatique correspond à une masse d’eau souterraine présente dans les pores, fissures ou fractures des formations géologiques.
L’eau provenant principalement des précipitations s’infiltre progressivement dans le sol lorsque les caractéristiques du terrain le permettent. Elle peut ensuite circuler dans les formations perméables ou dans les réseaux de fractures jusqu’à rencontrer des conditions favorisant son accumulation ou sa circulation.
Dans le langage courant, on emploie souvent indifféremment les expressions nappe phréatique, nappe souterraine, eau souterraine ou aquifère.
Scientifiquement, la situation est plus nuancée.
Une nappe phréatique désigne généralement une nappe libre dont le niveau supérieur peut évoluer en fonction de la recharge, des précipitations et des prélèvements.
Mais l’eau recherchée lors d’un forage peut également se trouver dans des formations beaucoup plus profondes ou circuler dans des fractures de la roche.
C’est notamment pour cette raison qu’une simple carte des nappes phréatiques du Maroc ne permet pas à elle seule de déterminer l’emplacement optimal d’un forage.
Quelle différence entre nappe phréatique et eau souterraine ?
Toutes les nappes phréatiques sont constituées d’eau souterraine, mais toutes les eaux souterraines ne correspondent pas nécessairement à une nappe phréatique superficielle.
Au Maroc, selon les régions, l’eau peut être rencontrée dans différents contextes géologiques :
- formations alluviales ;
- terrains calcaires ;
- grès ;
- formations fissurées ;
- réseaux de fractures ;
- aquifères profonds ;
- nappes libres ou captives.
Cette distinction est particulièrement importante lorsqu’on cherche à réaliser un forage d’eau au Maroc.
Dans certains secteurs, le forage exploite une nappe relativement continue.
Dans d’autres, l’objectif consiste davantage à recouper une ou plusieurs fractures susceptibles de permettre la circulation et le stockage de l’eau.
Et il peut exister plusieurs fractures sur un même terrain, à différentes profondeurs et avec des caractéristiques très différentes.
Une première fracture peut être relativement superficielle et faiblement alimentée, tandis qu’une autre structure, plus profonde, peut présenter un potentiel supérieur.
Inversement, une anomalie profonde n’est pas automatiquement synonyme d’un débit important.
C’est l’ensemble des informations recueillies qui doit être interprété.
Deux terrains situés dans la même commune peuvent donc présenter des résultats totalement différents.
Peut-on vraiment détecter l’eau souterraine par satellite ?
Quelles sont les principales nappes souterraines du Maroc ?
Le Maroc possède de nombreux systèmes aquifères répartis sur l’ensemble du territoire.
Ils sont associés aux grands bassins hydrauliques et aux différentes structures géologiques du pays.
On retrouve notamment des aquifères importants dans les secteurs du Haouz et du Tensift, du Souss et de Chtouka, du Tadla, de la Chaouia, du Saïss, du Gharb, du Moyen Atlas, de l’Oriental ainsi que dans différentes zones côtières et présahariennes.
Ces grands ensembles jouent un rôle essentiel dans l’alimentation en eau potable, l’agriculture, l’industrie et le développement économique.
Cependant, leur existence ne signifie absolument pas que l’eau se trouve partout à la même profondeur, avec la même qualité ou avec le même potentiel de débit.
C’est précisément la limite d’une carte nationale.
Une représentation à grande échelle peut indiquer qu’une propriété appartient à un contexte aquifère connu. Elle ne peut pas automatiquement déterminer ce qui se passe sous une propriété particulière de quelques hectares.
Pourquoi les cartes des nappes phréatiques disponibles sur Internet sont-elles souvent anciennes ?
C’est probablement l’un des points les plus importants à comprendre lorsque l’on recherche une carte de nappe phréatique par commune au Maroc.
Une carte hydrogéologique représente les connaissances disponibles au moment où les données ont été collectées et interprétées.
Or la situation des ressources en eau souterraine évolue.
Le niveau d’une nappe peut notamment être influencé par :
- les années successives de sécheresse ;
- la pluviométrie ;
- la recharge naturelle ;
- l’augmentation du nombre de forages ;
- l’importance des prélèvements agricoles ;
- l’urbanisation ;
- l’évolution des surfaces irriguées ;
- les caractéristiques géologiques locales ;
- l’exploitation intensive de certains aquifères.
Une carte ancienne peut donc rester scientifiquement intéressante pour comprendre la structure générale d’un aquifère, mais son niveau piézométrique historique ne doit pas être confondu avec le niveau actuel de l’eau.
Il faut également distinguer la profondeur de la nappe, la profondeur d’une fracture aquifère et la profondeur totale à laquelle un forage devra éventuellement être réalisé.
Ce sont trois notions différentes.
C’est pourquoi annoncer aujourd’hui une profondeur précise de forage uniquement à partir d’une ancienne carte constitue une simplification excessive.
Peut-on connaître la profondeur de l’eau dans sa commune ?
C’est probablement la question qui intéresse le plus un propriétaire avant de faire un forage.
La réponse est : on peut obtenir des indications, mais rarement une profondeur exacte uniquement à partir du nom de la commune.
Dire par exemple :
« Dans cette commune, l’eau se trouve à 80 mètres »
serait techniquement très imprudent.
Pourquoi ?
Parce que dans une même commune, un premier forage peut rencontrer une zone favorable à une certaine profondeur tandis qu’un autre forage, situé quelques kilomètres plus loin, ou parfois beaucoup plus près, peut présenter une situation très différente.
La topographie change.
La géologie change.
Les fractures changent.
L’épaisseur des formations change.
La recharge change.
Les prélèvements environnants changent.
Et surtout, plusieurs fractures peuvent être présentes à différentes profondeurs sous un même terrain.
La première eau rencontrée n’est donc pas nécessairement la ressource la plus intéressante.
Les informations provenant des forages voisins sont précieuses et doivent être prises en considération dans une étude hydrogéologique, mais elles ne constituent jamais à elles seules une garantie.
Deux terrains voisins peuvent-ils avoir des résultats totalement différents ?
Oui.
C’est même l’une des réalités que nous observons régulièrement lors de nos recherches d’eau souterraine au Maroc.
Un propriétaire nous dit parfois :
« Mon voisin a trouvé beaucoup d’eau à 120 mètres, donc je dois avoir la même chose. »
Ce raisonnement paraît logique.
Hydrogéologiquement, il ne l’est pas toujours.
Si l’eau circule principalement dans une structure fracturée, quelques dizaines ou quelques centaines de mètres peuvent suffire pour modifier les conditions rencontrées.
Un forage peut recouper favorablement une fracture ouverte et correctement alimentée.
Un second forage peut passer à proximité de cette même structure sans la recouper dans de bonnes conditions.
Il existe également un autre cas intéressant : la même structure aquifère peut traverser deux propriétés voisines.
Si un forage important est réalisé en amont de la circulation souterraine et prélève fortement la ressource, les conditions disponibles plus en aval peuvent être différentes.
Tout dépend alors de la recharge de la structure, de son ouverture, de son alimentation, des prélèvements et de la connexion entre les différentes fractures.
C’est pourquoi un excellent forage chez le voisin représente une information hydrogéologique intéressante, mais jamais une garantie de résultat identique sur votre propre terrain.
Une carte des nappes permet-elle de choisir l’emplacement d’un forage ?
Non, pas à elle seule.
Une carte hydrogéologique permet de comprendre le contexte général :
- nature des formations géologiques ;
- présence connue d’aquifères ;
- direction générale de certains écoulements ;
- grandes structures géologiques ;
- contexte hydrologique régional.
Elle constitue donc un point de départ intéressant.
Mais lorsqu’il faut choisir un emplacement précis sur une propriété de 2, 5, 10, 40 ou 100 hectares, l’échelle n’est plus la même.
Il faut passer de la connaissance régionale à l’investigation locale.
Une carte peut vous dire beaucoup de choses sur une région.
Elle ne peut pas parcourir votre propriété, rechercher plusieurs structures, comparer différents secteurs du terrain, rechercher leurs intersections puis contrôler géophysiquement le point finalement retenu.
C’est là qu’interviennent la prospection du terrain, l’hydrogéologie et la géophysique.
Peut-on détecter l’eau souterraine avec un satellite ?
Cette question mérite une réponse précise, car la détection d’eau souterraine par satellite est aujourd’hui utilisée comme argument commercial par certaines sociétés. À tel point que de nombreux sourciers ont adopté cet argument commercial, parfois sans même savoir précisément en quoi cette technologie consiste.
La télédétection satellitaire existe réellement et constitue un outil scientifique intéressant.
Les images satellitaires peuvent notamment contribuer à l’étude de la topographie, de l’occupation des sols, de certaines structures géologiques, des grands linéaments ou de phénomènes régionaux.
Dans ce cadre, le satellite pourrait être un outil additionnel à une étude hydrogéologique.
Mais il faut être extrêmement clair :
une image satellite ne permet pas, à elle seule, de déterminer avec certitude le point précis où il faut forer, la profondeur exacte de l’eau et le débit futur du forage.
Il faut donc distinguer l’utilisation scientifique de la télédétection comme source complémentaire d’information et les offres commerciales laissant entendre qu’un terrain peut être intégralement analysé à distance et qu’un point de forage précis peut être déterminé sans véritable prospection locale.
ATTENTION AUX PROMESSES DE « DÉTECTION SATELLITE »
Certaines offres commerciales mettent fortement en avant de belles images satellites, des cartes colorées, des vidéos de forages et des résultats spectaculaires.
Mais le propriétaire doit surtout poser une autre question :
Qui va réellement venir sur mon terrain et comment va-t-il être prospecté ?
Une prestation à très bas prix peut parfois conduire à une intervention très courte, réalisée localement par un intervenant ou un sous-traitant disposant de moyens limités et qui ne prospectera qu’une petite partie de la propriété.
Or sur plusieurs hectares, rechercher uniquement autour d’une zone prédéterminée à distance peut faire passer à côté d’une structure beaucoup plus intéressante située ailleurs sur le terrain.
Le problème n’est donc pas l’existence de l’imagerie satellitaire.
Le problème est de présenter le satellite comme un substitut à une véritable étude du terrain.
Une recherche sérieuse d’eau souterraine nécessite du temps sur place, une prospection suffisamment large et le croisement de plusieurs informations avant de recommander un investissement aussi important qu’un forage.
Peut-on connaître le débit d’un futur forage avant de forer ?
C’est une autre question fondamentale.
Les investigations réalisées avant forage permettent d’identifier des structures potentiellement favorables et d’établir une estimation du potentiel hydrogéologique d’un point.
Mais aucune machine et aucune méthode géophysique sérieuse ne permettent de garantir avec certitude qu’un futur forage produira exactement 10, 20 ou 30 m³/h.
Le débit réel dépend notamment :
- de l’ouverture réelle des fractures ;
- de leur nombre ;
- de leur interconnexion ;
- de l’alimentation de la structure ;
- de la capacité de recharge ;
- des caractéristiques de l’aquifère ;
- de la qualité de réalisation du forage ;
- du diamètre et de l’équipement de l’ouvrage ;
- du développement et du nettoyage du forage.
Dans une étude réalisée par Groupe Allô Eau Maroc – Allô El Mae, différents indices recueillis lors de la prospection et de l’analyse géophysique peuvent nous permettre de donner une évaluation du potentiel du point détecté.
Cette information permet notamment de comparer plusieurs points et d’aider le propriétaire dans sa décision.
Mais cette estimation doit toujours être présentée pour ce qu’elle est : une estimation du potentiel avant forage et non la mesure d’un débit réel.
Le débit réel ne peut être établi qu’après la réalisation du forage, son développement et, lorsque cela est nécessaire, un essai de pompage.
Comment rechercher sérieusement de l’eau souterraine sur un terrain ?
Une recherche d’eau sérieuse ne devrait pas commencer par la désignation immédiate d’un point.
Elle doit commencer par la compréhension et la prospection du terrain.
Chez Groupe Allô Eau Maroc – Allô El Mae, notre méthode consiste à croiser plusieurs niveaux d’investigation.
1. Étudier le contexte hydrogéologique
Nous examinons d’abord le contexte général de la propriété : géologie régionale, relief, environnement hydrologique, informations disponibles sur les ouvrages environnants et connaissance acquise au cours de nos précédentes interventions dans la région.
Cette première lecture permet de replacer le terrain dans son environnement hydrogéologique.
2. Prospecter le terrain
Nous passons ensuite à la recherche sur place.
Nos équipements de prospection à grande portée permettent, selon les appareils et les conditions d’utilisation, des investigations de l’ordre de 1 200 à 2 000 mètres de portée, notamment pour rechercher différentes circulations et structures présentant un intérêt.
Cette portée ne doit évidemment pas être confondue avec la profondeur d’investigation.
L’objectif est d’éviter de se concentrer arbitrairement sur quelques mètres du terrain alors qu’une structure plus favorable peut se trouver ailleurs sur la propriété.
3. Rechercher les veines, fractures et leurs croisements
Lorsque plusieurs structures sont détectées, nous cherchons à comprendre leur orientation et à identifier leurs éventuelles intersections.
Un même terrain peut présenter plusieurs fractures, avec des caractéristiques et des profondeurs différentes.
La recherche d’un croisement de structures peut être particulièrement intéressante, car l’intersection de plusieurs circulations peut, dans certaines configurations géologiques, constituer une cible plus favorable.
Cela ne signifie pas qu’une intersection garantit automatiquement un débit important : son intérêt dépend toujours de l’ouverture des fractures, de leur alimentation et de leur connexion avec le système aquifère.
4. Réaliser l’analyse géophysique
Une fois les secteurs les plus intéressants identifiés, nous procédons à la vérification géophysique.
L’objectif est d’obtenir des informations complémentaires sur les variations du sous-sol, la géométrie des anomalies et les différentes profondeurs pouvant présenter un intérêt hydrogéologique.
L’analyse peut faire apparaître plusieurs horizons fracturés.
Il faut alors les comparer et déterminer lesquels constituent les meilleures cibles pour le forage.
5. Croiser les résultats et déterminer le point de forage
Ce n’est qu’après avoir croisé les informations hydrogéologiques, les résultats de la prospection et l’analyse géophysique qu’un point est finalement retenu.
Nous pouvons alors proposer :
- un emplacement de forage ;
- des profondeurs cibles ;
- les principales zones fracturées à rechercher ;
- une appréciation du potentiel du point ;
- les éventuelles contraintes géologiques ;
- les recommandations nécessaires pour le forage.
Cette méthode permet de réduire l’incertitude avant d’engager les travaux.
Elle ne transforme cependant jamais un forage en opération garantie à 100 %, car le sous-sol ne peut être observé définitivement qu’au moment de sa réalisation.
Pourquoi la région de Marrakech nécessite-t-elle une étude terrain ?
Autour de Marrakech, Groupe Allô Eau Maroc intervient très régulièrement pour la détection d’eau souterraine, notamment sur la Route de l’Ourika, Route de Fès, Palmeraie, Chouiter, Sidi Ghiat et plus largement dans toute la région Marrakech-Safi.
Notre expérience de terrain montre précisément pourquoi une simple carte des nappes ne suffit pas.
Sur certaines propriétés, plusieurs structures intéressantes peuvent être identifiées.
Sur d’autres terrains, parfois de plusieurs hectares, une seule zone peut finalement présenter un potentiel suffisant pour justifier un forage.
Et il arrive également qu’aucune structure ne présente un intérêt suffisant.
C’est une information tout aussi importante pour le propriétaire.
Le rôle d’une étude hydrogéologique et géophysique n’est pas de trouver artificiellement un point de forage sur chaque propriété.
Notre rôle est aussi de savoir dire :
« Nous ne vous conseillons pas de forer ici. »
Mieux vaut renoncer à un forage lorsque les résultats sont insuffisants que dépenser plusieurs dizaines de milliers de dirhams uniquement parce qu’il faut absolument désigner un point.
Marrakech, Settat, Essaouira, El Jadida : pourquoi les situations sont-elles différentes ?
La recherche d’eau souterraine au Maroc ne peut pas être abordée de manière uniforme.
Marrakech et le Haouz
Le contexte du Haouz est fortement lié aux formations du bassin et aux apports provenant notamment du Haut Atlas.
Mais à l’échelle locale, les situations peuvent varier considérablement.
C’est pourquoi une détection d’eau souterraine à Marrakech doit être adaptée à la propriété concernée et non simplement déduite d’une carte générale.
Settat et la Chaouia
Les projets agricoles sont nombreux dans la région de Settat et les besoins en eau peuvent être importants.
Là encore, les conditions géologiques et hydrogéologiques doivent être étudiées localement avant d’engager un forage d’eau.
Essaouira
Dans certains secteurs de la région d’Essaouira, les terrains peuvent être complexes, avec notamment des formations sableuses, argileuses ou calcaires selon les zones.
La proximité du littoral ajoute également une problématique importante : la minéralisation et la salinité de l’eau.
Trouver de l’eau ne suffit donc pas toujours. Il faut également s’intéresser à sa qualité et aux contraintes du terrain lors du forage.
El Jadida
La région d’El Jadida présente elle aussi des contextes très variables.
Un forage productif sur une propriété ne permet pas de conclure automatiquement qu’une autre parcelle située dans le même secteur donnera un résultat identique.
Ces exemples expliquent pourquoi une carte des nappes phréatiques du Maroc doit être considérée comme un outil de compréhension générale et non comme un plan indiquant les futurs points de forage.
Peut-on acheter un terrain agricole en se basant sur une carte des nappes ?
Nous le déconseillons fortement lorsque la disponibilité de l’eau conditionne la viabilité du projet.
Cette question est particulièrement importante avant l’achat d’un terrain destiné à :
- une exploitation agricole ;
- une oliveraie ;
- une ferme ;
- un projet touristique ;
- une maison d’hôtes ;
- une résidence ;
- une villa avec jardin ;
- un lotissement ;
- une promotion immobilière.
Un terrain peut être magnifique, parfaitement situé et proposé à un prix intéressant tout en présentant un potentiel hydrogéologique faible ou insuffisant pour le projet envisagé.
L’eau doit donc faire partie des éléments à vérifier avant l’acquisition lorsque le projet en dépend directement.
AVANT D’ACHETER UN TERRAIN, VÉRIFIEZ SON POTENTIEL EN EAU.
Le coût d’une prospection reste très faible comparé au prix d’un terrain devenu difficilement exploitable, ou au coût de plusieurs forages infructueux.
Comment utiliser correctement une carte des nappes phréatiques ?
Une carte doit être considérée comme une première source d’information et non comme une réponse définitive.
Elle peut notamment aider à comprendre :
Dans quel contexte hydrogéologique se trouve ma propriété ?
Existe-t-il un aquifère connu dans la région ?
Quelle est la géologie générale du secteur ?
Quelles informations historiques existent sur les ressources en eau souterraine ?
Mais ensuite vient la véritable question :
QUE SE PASSE-T-IL RÉELLEMENT SOUS MON TERRAIN ?
C’est à cette échelle que la prospection d’eau souterraine, l’étude hydrogéologique et les investigations géophysiques prennent tout leur sens.
Questions fréquentes sur les nappes phréatiques et les forages au Maroc
Peut-on connaître la profondeur exacte de l’eau avec Google Maps ?
Non.
Google Maps est très utile pour localiser un terrain et comprendre son environnement, mais il ne mesure ni la profondeur d’une nappe ni celle d’une fracture aquifère.
Une image satellite peut-elle remplacer une étude de terrain ?
Non.
La télédétection peut fournir des informations complémentaires, notamment à l’échelle régionale, mais elle ne remplace pas une prospection hydrogéologique et géophysique réalisée sur le terrain.
Le forage de mon voisin donne beaucoup d’eau. Est-ce une garantie pour mon terrain ?
Non.
C’est une information importante à intégrer à l’étude, mais les structures géologiques peuvent évoluer sur de faibles distances.
Même lorsqu’une même circulation traverse plusieurs propriétés, sa productivité peut varier en fonction de sa géométrie, de sa recharge et des prélèvements réalisés en amont.
Peut-on garantir le débit avant le forage ?
Non.
Une étude peut permettre d’évaluer le potentiel hydrogéologique d’un point et de sélectionner les zones les plus favorables.
Mais le débit réel dépend de ce qui sera effectivement rencontré et ouvert pendant le forage.
À quelle profondeur faut-il forer au Maroc ?
Il n’existe aucune profondeur valable pour l’ensemble du Maroc, ni même pour l’ensemble d’une commune.
Un terrain peut présenter plusieurs fractures à différentes profondeurs.
La profondeur recommandée dépend donc du contexte géologique, des structures identifiées et des résultats de l’étude géophysique.
Faut-il faire une étude avant d’acheter un terrain ?
Lorsque l’eau est indispensable à la viabilité économique du projet, oui, c’est fortement recommandé.
Il est beaucoup plus logique d’évaluer le potentiel hydrogéologique avant l’achat que de découvrir les difficultés une fois le terrain acquis.
CARTE DES NAPPES PHRÉATIQUES AU MAROC : UN OUTIL UTILE, MAIS PAS UNE GARANTIE DE TROUVER L’EAU
Les cartes hydrogéologiques sont précieuses pour comprendre les grandes ressources en eau souterraine au Maroc.
Mais elles doivent être utilisées pour ce qu’elles sont.
Une carte régionale décrit un contexte. Elle ne remplace pas l’étude d’une propriété.
Une partie des informations disponibles publiquement est ancienne. Depuis leur établissement, les niveaux d’eau ont pu évoluer sous l’effet des sécheresses, de la recharge des nappes et surtout de l’augmentation des prélèvements.
La profondeur de l’eau, le potentiel d’un forage, le nombre de fractures, leur ouverture, leur interconnexion et la qualité de l’eau peuvent également varier considérablement d’un terrain à l’autre.
En 2026, rechercher de l’eau souterraine sérieusement consiste donc à croiser les connaissances disponibles avec une véritable investigation réalisée sur le terrain.
Chez Groupe Allô Eau Maroc – Allô El Mae, nous intervenons au Maroc pour la détection d’eau souterraine, la recherche d’eau, les études hydrogéologiques, les analyses géophysiques, la détermination des points de forage, l’inspection des puits et forages par caméra 360° et l’assistance au forage.
Notre principe reste simple :
AVANT D’INVESTIR DANS UN FORAGE, ÉTUDIEZ D’ABORD VOTRE TERRAIN.
GROUPE ALLÔ EAU MAROC – ALLÔ EL MAE
Bureau d’études spécialisé dans la recherche et la détection des eaux souterraines au Maroc
Recherche d’eau souterraine – Études hydrogéologiques – Investigations géophysiques – Détermination des points de forage – Inspection caméra 360° – Assistance au forage
Notre équipe
Karima Cabana – Géophysicienne
📞 06 44 24 63 65
Abdelmajid Cabana – Technicien terrain
📞 06 61 27 92 06
Pierre Cabana – Groupe Allô Eau Maroc
📞 06 60 10 75 57
Dr Mohamed Hlal – Ingénieur hydrologue
Sans numéro de téléphone public
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Last modified: août 16, 2026